Mes romans Caroline Bordczyk

12 juillet 2021

AH RESPIRER LE CUL DES ÉLITES

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 12 h 12 min

AH RESPIRER LE CUL DES ÉLITES

 

Ah la bonne odeur de la dominance

à en boire le petit lait de la messe du dimanche

même dans les habits de l’incroyance

communier dans leur paraître

se glisser à leur table pour quelques miettes

au dîner de tous les premiers mercredis de chaque mois

comme au bon temps des rencontres notables 

un coup chez le maire un coup chez le notaire 

où les élites parlent de ce qui les démange

ah la bonne pitance 

à s’en repeindre les latrines

tendre tendre les yeux vers leur lumière lécher des yeux leur suffisance 

s’éblouir de leur ventripotence 

ah être du clan des suffisants 

pratiquer la belle-pensance 

accéder à leur saint Graal

la finance quel régal

la gale c’est les autres 

et offrir son cul en signature 

se lier au bas du parchemin 

ah le beau destin 

ah respirer le cul des élus 

la merde n’a pas d’odeur chez les vainqueurs

 

Texte écrit le 21 avril 2013

 

La soupe à l’oignon

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 01 min

Astralle, la voisine et l’amie de Confetti, la limace malicieuse, lui rend visite affolée et lui dit : «  Gare à tes fesses, ma biche, voilà ce que le maître des astres a communiqué dans sa boule de cristal ce matin sur ton signe zodiacal pour ta semaine à venir :  Dans le travail, il y aura bien encore des hostilités et des jalousies dans l’ombre. Vous devrez en tenir compte au lieu de vous réfugier dans une vision des choses peu réaliste. Ne sous-estimez pas vos opposants, prenez les mesures qui vous protégeront ou qui vous mettront hors d’atteinte des attaques perfides. »* !

« Ciel ciel ! Allons, allons ma bonne amie ! Pourquoi veux-tu que moi, limace baveuse ferait plus envie que pitié ? Mais qui voudrait se mettre à ma portée, petite raseuse d’herbe fraîche le nez dans la rosée, et le crottin de mon cher amour et bouc Augustin  ! ? »

Monsieur escargot qui a tout entendu dit alors : «  Allez les filles je vous invite à manger à la maison et faisons fi des ragots et autres suppositions des leçons de choses astrononlogiques ! Que chacun s’occupe de sa soupe et de les oignons seront bien épluchés ! La mienne de soupe sera, je vous le prédis, bonne à en lécher la soupière ! Ma baveuse chérie, t’as pas fini de baver et c’est pas une prédiction ! »

Il va s’en dire que la soupe a l’oignon c’est vraiment très bon !

* vu lu tout cru sérieux ? sérieux ! (PTDR)

25-08-2015

10 juillet 2021

ALLÔ DOCTEUR

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 39 min

Depuis quelques temps, j’éternue tout le temps, dans la rue, au cinéma, au travail, bref j’ai un rhume qui ne passe pas.

- Je vais vous envoyer faire quelques tests, je pense plus à une allergie…

Quatre mois plus tard, la malade revint, les yeux rouges, le nez complètement pelé… avec les résultats des tests, rien n’indiquait d’allergie…

La dame sortit de chez son médecin sans traitement puisque rien n’indiquait de maladie… Son mari ne supportant plus ses nuits sans sommeil, décida de prendre les grands moyens et partit avec sa dame à Lourdes…

On a les espoirs qu’on peut, son mari étant de confession catholique…

La pauvre femme après avoir vu la grotte de près et bu le breuvage miraculeux tomba dans le coma…

Le mystère s’épaissit et l’état général de la dame se gâta…

Mystère et boule de cristal, l’époux décida de faire appel à un marabout qui vint chez lui, la dame étant revenue dans sa maison et qui demandait une somme conséquente…

S’ensuivit un guérisseur, un magnétiseur, une masseuse aux bains de boue miraculeuse ( terre ramenée directement de Jérusalem) rien n’y fit, la dame poursuivait sa descente dans une absence plus qu’inquiétante…

- Allô docteur, ma femme est au plus mal, pouvez vous passer?

- Allô je suis son remplaçant, j’arrive…

L’époux contrarié n’eut point le temps de s’opposer au remplaçant de son médecin de famille, et attendit le nouvel arrivant bien décidé à avoir un médicament !

- En plus c’est une femme se dit-il mécontent, un brin misogyne, enfin le montant autorisé par sa religion ancestrale, en voyant ce docteur sortir d’une  voiture des plus banales, psss…

Elle lui demanda de lui raconter ce qui était arrivé à sa femme, puis partit examiner la malade et décida  de l’hospitaliser sur le champs, le mari accepta si c’était à la clinique sainte Cécile. 

Le médecin lui conseilla une maison de repos qu’elle connaissait bien et après quelques échanges francs et toniques, l’époux se rangea à l’avis du médecin.

- Mais elle ne fait que ça se reposer c’est moi qui fait tout…

- Allons monsieur Cédillont, vous en profiterez pour vous reposer…Ce n’est l’histoire que de quelques semaines…

Depuis six mois qu’il faisait tout dans la maison, il trouvait qu’elle se moquait…

Ainsi donc madame Cédillont partit dans un lieu calme sain loin de tous bruits de toute télé dans un cadre magnifique qui la fit sortir instantanément de son coma, où seul le craquement du glacier la faisait rêver…sorte de monastère mais sans le poids lourd de la religion où elle put trouver un chemin vers ce qui la dévorait de l’intérieur…Son corps reprenait vie, il faut dire que le chef cuistot un beau brun aux épaules larges, lui remontait le moral …rien qu’en le regardant…lui et son fondant, c’est certain, il avait du talent !

Madame Cédillont revint chez elle, transformée, comme son intérieur qui ressemblait à une étable sauf que dans le lit, ce n’était point le petit Jésus qui y dormait avec sa voisine…Le mari surpris du retour de sa femme poussa sa bonne amie parterre en lui disant de se taire…

- J’t fais un café ma chérie ?

- Que ce passe-t-il ici?  Tu n’as plus de produit d’entretien? Tu fais grève du rangement?

- Non non, si si j’allais m’y mettre.

- Tu dors nu maintenant?

- Alors ta maladie ?

Madame Cédillont ne répondit pas tout de suite et rentra dans la chambre et fut saisie par l’odeur de festivités extra conjugales qui s’y dégageait.

- Je suis venue chercher mes affaires, je te quitte désolée, dit-elle en shootant dans la petite culotte de sa voisine qu’elle connaissait bien pour l’avoir eu sous son nez sur le fil à linge de son jardin qu’on apercevait de sa chambre à coucher.

- C’est grave ? Tu repars à l’hôpital ?

- Oui c’est grave, oui je repars.

- Qu’est-ce que tu as ?

- Je souffre d’agoraphosbite, doublée de religionphobie c’est dire si c’est grave, adieu !

Et elle claqua la porte sans prendre un habit.

Moralité : la bite ne fait pas le moine et la voiture, le médecin !

17 juillet 2013

tel rouge

9 juillet 2021

LA SPONDYLARTHROPATIE C’EST BIEN DU SOUCIS

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 7 h 51 min

Retro satanas

Et dire qu’il y a art écrit dedans !

Ah vilaine ah canaille ah pesteuse tempête ! Comment tu oses te dire fidèle ! Et langoureuse ! Tu as envahi mes nuits et tu viens squatter mes jours ! Ah tu es fière de toi !

Un jour je lui ai dit, alors qu’elle se reposait dans l’ombre de ses méfaits :

« Quand tu auras tout envahi où iras-tu planté tes cisailles ? »

Elle a ri et m’a dit : « Mais ma cocotte ton lit j’en ris  ! Ton bureau je m’y pose pour invalider tes poignets ! Ce que je vise c’est ton âme vieille racaille ! »

Alors je lui ai ri au nez !

« Tu peux manger mes jours et mes nuits, m’arracher le dos et les épaules, voiler mes yeux d’obscurité, je vois clair ! Tu peux couvrir mon corps de tendinites, je marche toujours au son de la justice et mon âme n’est ni à vendre ni à louer ! Tu incendies mon logis mais dans l’âtre de mes pensées, brûle une liberté qui ne sera jamais à toi ! »

Le 2 février 2019

grillage et feuille

LUNDI MARDI MERCREDI JEDI VENDREDI SAMEDI DIMANCHE ET MÊME JEUDI

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 7 h 35 min

Au bord du gouffre

La dame va devoir renouveler une ordonnance et décide de rendre bientôt visite à son docteur – n’y tenant plus – et de le tenir au courant de l’avancement de ses douleurs capitalistes lesquelles sont partout dans son monde qui la rongent la plantent la ficellent lui feraient sauter le bouchon de son carafon, et congeler ce corps torturé embué électrifié enlacé de fils barbelés.

 Help help ! Coupez ce son aussi qui l’envahit… la dame se dit au bord de l’échauffement caricatural, sept ans de maladie et pas un mois sans une VS normale, sept ans de chauffage indécent, un vrai réchauffement climatique nerveux !

 Souffrir n’est pas mourir mais naviguer dans les eaux de la douleur qui peut quelques fois amener à fantasmagorer plus que de raison pour étouffer sous le rire caricatural, la pestueuse odieuse souffrance et quand elle triomphe, un seul repli le lit.

Elle n’a pas encore un pied dans la tombe mais aux dernières nouvelles quand elle aura les deux, elle ne pense pas décoller vers Jésus qui refuse toujours de donner son point de chute ! Ce qui ne l’empêche pas d’espérer dans son futur proche ou lointain de faire de jolies rencontres. Non non elle ne fume pas ! Ben quoi elle a le droit de croire et d’espérer que lors de son voyage dans l’infini et au delà du néant, elle aurait plus la chance de rencontrer Jésus que Dark Vador dont elle refuse incontestablement de reconnaître comme son père !

 Ah c’est un Jedi ?

 Une Jedi, même une tigresse qui a donné naissance a un léopard !

 Elle rit !

 Pour l’heure il est temps de demander des patchs de morphine, la navigagateuse craint que sa barque prenne l’eau, elle qui savait jusqu’ici contenir larmes et douleurs.

17 novembre 2014

NOTRE AMOUR

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 0 h 05 min

Sur nos peaux satinées nous inscrivons nos rêves en mille baisers parfumés.

Sur nos peaux enflammées nous posons délicatement les caresses de nos promesses enchantées.

Sur nos peaux endiablées nous consumons notre feu dans une fougue où les gouttelettes d’amour transpirent notre félicité.

Le 22 juin 2018

8 juillet 2021

Devinette

Classé dans : Information — eructeuse @ 7 h 35 min

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Mais où ai-je mis ce texte ?

Dans quel livre ?

Lui aussi sortira cette année !

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A TABLE

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 43 min

LA CULTURE DE LA MANGEOIRE

 

Sous le règne de la masturbation de la marchandisation de la vraie philosophie du moment, les maîtres de ton temps te font croire que tu penses avec « Je mange bio donc je suis ».

 

Mange mon bel Adam avec ou sans dents le bien le bon, l’hostie bio arrive, plus belle sera la vie, elle chasse encore plus fort le mal du monde, il n’y a qu’un camp, au fond de toi tu le sais bien !

le bien le mal  ris bio

la paix la guerre  tue bio

le sexe l’amour  copule bio

l’amour la haine  pardonne bio

la passion l’addiction  souffre bio

le blanc le noir  pense omo bio

le yen le yang  cogite bio

l’homme la femme  genre bio

le dieu l’homme  prie bio

l’homme le loup  ameute bio

le loup le chien  dresse bio

le chien le chat  fidélise bio

le chat la souris  laborantine bio

la souris le fromage

le fromage est battu tondu cocu vendu

pasteurisé lyophilisé aseptisé américanisé au nom du bon du bien de la population de la fabrication de la consommation de l’addition du fond de la capitalisation…

 

Il n’existe qu’un bien saches-le : celui du manger vrai qui, pour te faire passer le goût de tes péchés, t’absout dans la capitulation de ta liberté de penser !

Un seul mot d’ordre : bon appétit ! et comme tout le monde sait, on ne parle pas en mangeant, quant à celui qui meure de faim, il ne sera pas oublié il va directement au paradis.

Sous la plénitude de tes aliments se cache le corps du Christ !

Le bonheur est dans ta mangeoire, ainsi doit-il !

22 février 2016

7 juillet 2021

Un ours mal léché

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 45 min

Allô quoi, t’es un mec et t’as pas de mousse à raser ? Nan mais quoi, t’es un mec et t’as pas de poils ?

Laissez moi vous narrer la triste histoire  de notre pauvre Adam en larmes devant son lavabo quand sa douce sa vie son amour sa moitié l’eut largué pour un poil de trop. Cette épique histoire qui pique mon cœur, je vais vous la conter par pure solidarité de poileuse invétérée !

C’est quoi cette mafia, comment, toi, Adam, le descendant du mec qui sut se faire entendre de la bite de Dieu, beau comme l’as de pic, gaulé comme Rocco et tous ses frères, du cheval dans la culotte, qui sut se faire tartiner sa confiture sur ses tranches du pain, cuit, par sa soumise pendant des siècles et des siècles, mains dans la farine, le reste génuflexé dans sa condition… Comment toi, fils et petits fils du Roi phallus as-tu pu te faire kärchériser le derrière et les couilles avec ?

Notre doux Adam, amant aux poils brillants lustrait sa belle barbe du soir au matin, du matin au soir, dans un mouvement si anodin que sa dulcinée piqua sa crise et sous un coup de folie lui demanda de choisir entre elle et elle. 

Elle lui conta sa répugnance pour tous ces poils, qui lui poussaient de partout: dos, torse, aisselles et couilles comprises. Bien qu’elle l’aimait assura-elle, elle ne supportait plus les poils de son obélisque. Ça hérissait sa promptitude à la léchouille, de se retrouver chaque fois avec des poils dans la gorge et elle  finit par avouer qu’elle ne voulait plus mettre le nez dans ses affaires, des plus douteuses, surtout depuis qu’elle crut apercevoir quelques morpions danser lors de sa derrière introspection. Adam pourtant fidèle des plus fidèles ! L’accusation fut pointée, la lutte fut engagée !

Elle en avait parlé à ses copines, qui lui conseillèrent de ne plus accepter que son amoureux resta un primate poilu sous son costume de cadre supérieur…

Tout était dit, l’heure de l’homme aseptisé avait sonné, après les fromages sans goût de derrière, après les couches et l’aspirateur à portée de doigts depuis que ces odieuses 35 heures cherchèrent à couper le poil que les hommes ont dans la main pour tout ce qui touche l’intendance, voilà que sonnait le glas du poil de l’obélisque historique…Comment se battre contre ce crime de lèche-majesté quand dans la balance de votre félicité, votre moitié fait peser la menace d’une grève vénale générale !

Comment se battre contre une armada de pétroleuses, les bobos de la télé et de la presse conventionnée vantant tant le Kent dépoilé, prêtes à vous sauter dessus, non pour vos charmes éternels, mais pour vous couper les poils jusque sous l’pied !

Ô rage, au désespéré Adam qui expliqua avec un humour décoiffant, échappant un tantinet à sa compagne, que chacun devait vivre selon ses désirs, à poil, aux poils, sans honte et sans reproche, qu’il fallait arrêter de couper les poils en quatre, qu’il fallait les laisser vivre…ne fut hélas point entendu.

L’ultimatum était lancé, Adam reçut la balle de plein fouet qui se perdit dans la jungle de sa fourrure…

Il fallu choisir entre poils et fellation, cette tragédie cornélienne l’épuisa, il abdiqua et se laissa choir sous les coups de la tondeuse violeuse.

Trois mois plus tard, Adam presque vierge de tous poils, dont la révolte grondait sans cesse en repoussant à une  folle vitesse, pleurait, il avait tout perdu, tristesse.

Il fut largué pour un jeune sans toison, et sans remord, dont la Porsche roulait si vite que son amoureuse sous l’emprise de quelques taloches, se retrouva sur quelques trottoirs plus loin, à cracher les poils qu’elle avalait à chaque ingurgitation… Ah la bonne pécheresse !

Moralité vaut mieux lécher un ours qu’un imberbe sexiste !

Adam retrouva sa barbe et se promit de rester fidèle à sa naturelle constitution, liberté, égalité, poils au menton, et toujours sans morpion !

Décembre 2013

JE M’ÉCOULE JE M’ÉCOULE DE PARTOUT

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 31 min

JE M’ÉCOULE JE M’ÉCOULE DE PARTOUT

Je suinte je coule je dégouline j’urine je fleuve ma hargne ma folle folie écriturienne dans la presse à confesse de mes proutes indigestes hétérocastro, hétéro-cassecroute.

Je suis chienne je suis venin, je distille disperse renverse, je suis en transe, je suis née pour vous distraire dans ma langue de vipère, je suis fée sorcier démon diable, celui celle qui réitère et se terre dans chaque inconscient, je suis la mauvaise foi, celle qui braie, celle qui confère, celle qui martèle, argumente. Je vous nourris de mes poncifs mes stéréotypes, mes professions de foi véreuse, je suis l’hypocrisie de la patriarcale sociétale démocratie qui nique dès le berceau vos rêves de république… Je chie je ruse j’abuse je brame par mes lettres interposées que votre liberté m’intéresse plus que votre âme je joue les pères la vertu, je suis le capitalisme pour mon meilleur et pour votre pire !

Texte écrit le 6 avril 2013

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