Mes romans Caroline Bordczyk

11 mai 2021

Allô c’est quoi cette coupure de courant ?

Classé dans : Information — eructeuse @ 7 h 56 min

Allô c’est quoi cette coupure de courant ?

Que faisaient-ils aux temps de la grande communication et autres joyeusetés communicatives ? Ils faisaient monter le niveau de l’obscurantisme ! Qui ils ? Mais les gourous du racialisme, les indigénistes, les interreligieux, les « New look », sans oublier le troupeau de moutons collé à l’occultisme, couplé aux thèses du développement personnel et à sa psychologie positive : tout ce qui place les émotions au dessus de la raison et de la science… pour formater l’individu et lui pomper son fric… et bannir l’esprit critique ! Sans oublier la guerre des sexes et des couleurs et qui en viennent à castrer les mots jusqu’à déchirer des livres à l’université ! Cette castration qui rappelle des heures sombres de l’Histoire Humaine ! C’est pourquoi j’ai écrit – avant le confinement – de 2020, cette dystopie : L’Île aux Incantations ! Bientôt publiée !

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10 mai 2021

MAI 2010

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 35 min

En mai fais ce qu’il te plaît !

 

Assurément !

 

Fiction absentéiste

 

L’ère de rien

 

Insidieusement, le pouvoir tissa sa toile. Chaque strate des institutions était emprisonnée dans ses lois sécuritaires, il n’opérait pas sournoisement, les élites et la presse amie n’étaient pas sans savoir le meurtre de la démocratie mais pour dormir tranquille, la bourgeoisie possédante et ses commis politiques avaient besoin de lui. Alors le pouvoir alla au bout de sa doctrine.

Les soldats de sa police privée rentraient dans des fichiers assermentés à leur disposition – à savoir tous les fichiers des ex services publics- et envoyaient sur le terrain ses plus zélés défenseurs de la patrie, chasser le parent laxiste et l’enfant absentéiste, porteurs disait-on des gènes de la délinquance…plus tôt on traitait la chose plus tôt on enrayait la faute.

Vers cinq heures du matin, Jeannette finissait lentement son café, puis elle filerait faire le ménage dans les bureaux de la plus grosse banque de la ville voisine, c’est tout ce qu’elle avait trouvé, enfin trouvé, façon de parler, il fallait bien prendre ce qu’on leur donnait après six mois de chômage; alors ses beaux diplômes de comptable, elle les rangea dans le tiroir de la table de la cuisine, et puis il fallut déménager et vendre le mobilier…

Oh elle ne pleurait pas pour elle, mais pour son Johnny fâché avec l’école depuis son plus jeune âge, il voulait être mécanicien mais on lui avait dit qu’il n’y avait plus de place, que c’était une voie bouchée, et bien que que l’école ne fut plus obligatoire jusqu’à quatorze ans, il la séchait pour trouver un patron.

Elle se moucha fortement et sursauta au bruit de l’explosion de sa porte d’entrée et sans avoir le temps de se lever, elle se trouva menottée.

« Ton rejeton ne va plus à l’école depuis trois mois, hurla le plus gradé de ces cagoulés et bien que tu ne touches pas de fric pour ton unique lardon, tu ne fais pas ton métier de parents, on t’embarque, tu passes en comparution immédiate, Racaille ! ».

C’est ainsi que Johnny devint orphelin car sa mère diabétique n’eut pas le loisir d’expliciter son cas et de prendre une seule de ses affaires avec sa trousse médicale ! On la retrouva recroquevillée après ces vingt-quatre heures de garde à vue…

On retrouva Johnny pendu dans sa cellule où il endurait une peine de prison pour avoir manifesté bruyamment dans la cage d’escalier d’un immeuble rénové…

Après le nettoyage ethnique, le nettoyage social se portait bien dans ce doux pays dont la sécurité sécuritaire faisait fureur !

Dans mon livre :

VTB NOUVELLES

 

9 mai 2021

SONDER

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 48 min

ventiler ses délits

ouvrir grande sa bouche des goûts

vider sa benne à  l’oreille  des médiachiasses complices

juntes dans le purin

fruit de leur passion

la collaboration

se complaire dans les bas-fonds

puis descendre plus profond

atteindre  la couche du con

draguer sous la masse des perditions

remuer putréfaction

manipuler sédition

touiller les addictions

puis récolter le sondage des nausées

venter venter faux septiques et vrais galeux politiques

l’odeur de vos allégations allocutions  négations collées en des mains faussement patriotiques

 vanter vanter votre pollution marinageuse loin loin loin de mon nez outragé…

Écrit le 20 mai 2014

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6 mai 2021

L’Île aux Incantations

Classé dans : Année 2021,Information — eructeuse @ 8 h 00 min

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  125  pages, bientôt à disposition qu’on se le dise ! Sourire !

5 mai 2021

Fumée fumante

Classé dans : Information — eructeuse @ 13 h 58 min

L’année de tous les confinements, le cerveau en surchauffe, la bête a stoppé tout travail sur ses écrits…

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Écrire, dessiner, corriger et lutter contre les douleurs de ces salopiottes de maladies auto-immunes, la bête était à plat…

J’ai donc stoppé la locomotive créative et n’ai remis mes yeux dans mes livres que ce mois ci !

Comme lorsque j’ai remonté la manif à contre-sens en janvier 2007, je suis à contre-courant de la norme normative, normal en digne atypique et décolle grave… donc ce n’est point ici que vous trouverez le terrible ravage du confinement dicté par nos chers gouvernants… Mais d’autres sujets divers et diffus sont à votre disposition !…

Ainsi donc ma correctrice m’annonce ce matin, qu’elle a fini son travail (c’était la deuxième correction) sur mon livre fantasy : L’Île aux Incantations, illustrée par mes soins ( oui oui j’ai essayé de soigner tout ça !)…

Nous avons pris rendez-vous pour la semaine prochaine ! Je me suis donc lancée dans l’impression de mon livre : « Être une causette moderne c’est pas si facile ! » que je lui remettrai, ce sera aussi sa deuxième correction…

Hâte de vous livrer tout cela mais gardons la tête froide et les pieds, puisque rien ne sert de courir…

A suivre et à bientôt ! Même tard !

4 mai 2021

TOC TOC TOC C’EST QUI ?

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Information — eructeuse @ 5 h 43 min

Qui est donc Caroline Bordczyk ?

Elle a bien voulu nous répondre :

Au royaume des hommes, je suis écrivain, un Cahors alors !

Au soleil de mon égo, je suis écrichieuse assure assurément même Irrévéren…chieuse… C’est grave docteur ?

Au lavoir de ma grand-mère et toutes les femmes de ma famille, je suis écrilaveuse de linge sale, je suis le torchon qui s’use parce que j’en use…

Au fronton de ma libération, je suis écripieuse, sans relâche je passe ma vie comme une religieuse à la défense de la cause des femmes, vous savez les chieuses…

Au palais des mirages, je suis écririeuse car, ha ha ha, je ris de me voir si folle en votre miroir…

Dans ma campagne marnaise, entourée de champs de blé, de coteaux aux jolies grappes d’un raisin ensoleillé, enfant, j’ai joué sous le lavoir des femmes d’antan, nos belles femmes travailleuses sans illusion, j’ai gambadé avec mes amies aux sons de nos imaginations, j’ai couru parcouru nos belles forêts domaniales, gazelle tournoyante toujours par monts et vallons, frissonnant avec le vent, amoureuse des couleurs de chaque automne, je me suis nourrie de mes mères la terre et de Michèle ma fière maman, heureuse d’être fille, leur sang coule en mon cœur, je suis écriveine !

Maintenant la dame est en Aquitaine, c’est aussi beau ici que là-bas, en veux-tu, en voilà des nouvelles !

 

Mais qui est Âne La Bougresse ?

 

Et voici le premier pamphlet signé Âne La Bougresse :

Pamphlet écrit après la manifestation des profs du 21 janvier 2007 à Paris, Âne La Bougresse était née.

 

Âne
C’est l’histoire d’Âne

Oyez !

Actez : Touchée, coulée… A voir…

De mémoire de mammouth, elle n’avait jamais vu cela.

Depuis trente ans, bientôt, qu’elle est instit (dites prof des écoles à l’ancienneté, pas le salaire, faut pas exagérer) fallait oser !

« – Mais quoi ? Et qui ? demande Idiotaime aux mains vides.

- Mais le misinistre ! rétorque Âne.

- Mais quoi ?

Ah ! Vous ne savez pas ?

Écoutez sœurs, frères lecteurs, la complainte d’Âne la rançonnée :

Institutrice depuis 1978, Âne n’a pas ménagé sa peine au service des familles, des élèves, de son métier comme tout à chacun : ses camarades collègues.

Que d’heures passées à monter bibliothèques, expositions, projets hors temps scolaire, à l’époque déjà où ceux-ci n’étaient même pas obligatoires…

Le bonheur n’attend pas le nombre des années. Loin des 35 heures, mais près du coeur ! Sourire !

Mais elle fut mal récompensée ; l’État lui vola d’abord sa retraite; pénalisée tu seras, si ta retraite à 55 ans prendras !

Décotée, plombée la maîtresse ! Travaille et tais-toi !

Les temps changent, il est vrai :

qu’espérer d’un gouvernement plus au service du Medef que de ses con-si-si!toyens.

Actez: Touchée ?

Han quête… Âne ne vois-tu rien venir, tu rêves ?

La voilà de nouveau récompensée, diguedondaine ! Son salaire est amputé de 91euros 91 ce mois de janvier 2007 pour citons «tot absence non rémunérée retenue enquête 19» Couac ! Quoua ? Quoi ! Une enquête non rendue, payée 91 euros 91 ?

Mais comme c’est bizarre ! Âne perçoit une indemnité de 4 euros par jour pour la charge (sic) administrative, appelée, citons : « ind suj spéciales charges » Alors dites, elle va toucher 91 euros 91 si elle la rend ?

« Dans tes rêves ma chérie ! » pouffe Idiotaime.

La sanction est tombée : plus d’ une journée de salaire tu perdras même si dans ta classe, tu travaillas ! Emmêlage de grammaire de colle et de maths …

« Au secours » gémit Âne, je ne sais plus compter.

A qui la faute, De Romal ? Je ne sais plus conjugaison penser.

Dites-moi, puisque les temps changent et que dans ma douce France, la délation va à tout vent …

Actez : Coulée ?

- Arrêtez vos grèves intempestives et vos mesquines jérémiades … vocifère De Romal. 

- Mesquines jérémiades ? Et mes dix sept réunions hors temps scolaire depuis le début de l’année.. Allez, vous me les payez !

Les inscriptions en juillet, en août, la préparation de la rentrée dès le 20 août… Allez, vous me les payez !

Toutes mes années sans décharge (sept crénon de Diou)… Allez, vous allez me les payer !

Mes rencontres hors temps scolaire avec les partenaires non éducation nationale pour améliorer le suivi des enfants en difficulté… Allez, vous allez me les payer !

Toutes les rencontres avec les parents hors temps scolaire… Allez, vous allez me les payer !

Toutes les heures de préparation (hors préparation de cours) pour les sorties : voyages scolaires, journées exceptionnelles, départ 8 heures, retour 20 heures avec encadrement du midi, les kermesses, les classes vertes (tarif de nuit chiche !)…

Allez, vous me les payez !

Mesquineries !

Oui osez payer ce travail

Oui soyez généreux comme vous êtes répressif !

Oui payez les instits comme des profs des écoles !

Oui ayez de l’audace là aussi !

Oui osez payer par un salaire de direction,

vos sujets Mister «De»

et non par cette indemnité représentative de ?

Deeeeeeee ?

De leur exploitation : 4 euros par jour !

Oui il faut avoir du culot pour sanctionner une enquête administrative non rendue par une retenue de plus d’une journée de salaire d’instit !

Eh oui, Âne était bien dans sa classe à enseigner …

Oui, allez, monsieur De Romal de l’audace !

DIANDRE !

Actez : C’est tout vu !

Âne reçoit donc de plein fouet ce merci.

Âne voit la valeur de son mérite du bas de sa France.

Alors par cette mesquine missive, Âne vous fait dire Monsieur le braqueur de salaire, qu’elle actera encore, en citoyenne, résistante et révolutionnaire et que son rêve serait que tous les directeurs, directrices, démissionnent en masse de leur fonction pour vous botter votre derrière d’audacieux !

Ainsi s’achève la complainte de la bougresse Âne, en mal d’une vraie, loyale, sereine, joviale, agréable, somptueuse, glorieuse Education Nationale Première aux programmes des gouvernementeux !

  Ainsi soit-elle

une Sans Culotte

Âne La Bougresse

Encore un écrit sur la route de mon militantisme, plume aux poings… souvenir de nos combats de tous les jours…

Pamphlet écrit en mai 2007 qu’on peut aussi trouver dans la rubrique courrier des lecteurs du journal POLITIS

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La photographie est tirée de la revue nationale « Fenêtre sur cour » de la FSU

Oui oui c’est moi !

Mai 2013

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 29 min

MAI

 

LE PASSEUR D’ETINCELLES

 

Dans sa prison d’amertume, le petit passeur d’étincelles, comme il aimait se nommer, avait posé sa pelle contre le mur de la cellule. Il s’assit du bout des fesses sur sa chaise métallique, ce qui le glaça de plus belle. Unique et brillante dans l’antre de la pièce, elle trônait royale au centre du vide de sa chambre. Le lit avait disparu, il était donc l’heure de faire sa valise.

Un nuage de sanglots chatouilla ses paupières, il serra les dents, mais l’émotion éclot en un long et silencieux fleuve, le long de son visage drapé de majestueux sillons labourés par un âge perdu dans le temps d’une vie au service du règne de l’accoutumance.

Voilà il avait déposé sa dernière pelletée, enrobée de poussière d’étoiles comme il aimait à se la raconter, qu’il ramassait depuis tant de lustres qu’il en avait oublié l’âge de son âge…

Dans sa poche de pantalon, il toucha, caressa un vieil écusson qui lui rappelait qu’un jour il était allé à l’école.

Une sirène retentit dans le bâtiment, une voix s’éleva « Objet interdit objet interdit, numéro 36772, veuillez déposer cet objet dans la fosse à rejet ». Mais le passeur n’écoutait pas, il essuya ses larmes avec son écusson, une odeur le renvoya à côté de sa maman l’encourageant à finir son devoir, sa main sur son bras, douce, chaude, aimante.

Il monta du fond de lui, une éruption de souvenirs. Il sentit la bonne odeur de cuisine qui remplissait la salle de vie de toute la famille. Il vit Lisette jouer avec le chat, Cécile filer la laine, mamie Rosa ramener du charbon et sa maman goûter le sauté de mouton…

Il ne se vit pas glisser sur le sol, ne vit pas les gardes l’emmener pour sa cellule de retraite, jouxtant les cellules des extraillants.

Il continua son voyage avec sa maman. Ils eurent beau le secouer, le surmener, le menacer, le petit passeur était resté dans son passé qu’on n’avait pas pu lui voler.

« Encore un qui est fini, nettoyez-moi cette pièce », hurla le surveillant …

Ils ne le conduisirent pas vers sa retraite, mais vers un traitement qu’on réserve habituellement au chien écrasé…sans prendre le temps de lui ôter toute la poussière de charbon qui le couvrait de la tête aux poumons qui obstruait tant sa respiration.

Jeté comme un carton usagé dans la grande cheminée, objet qu’ils croyaient déshumanisé, pour mieux exploiter en toute tranquillité les dernières ressources naturelles de la planète… mais les exploitants, les exploiteurs n’avaient jamais pu éteindre l’étincelle d’amour en son cœur, demeurée.

 Le 5, veille du 6 !

Toujours dans :

VTB NOUVELLES

 

Ecrit en mai 2013

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 21 min

 Installé dans mon livre :

VTB NOUVELLES

Il glissa sa plume dans l’encre de son dimanche

 

Comme d’autres leur matraque dans le crâne d’un manifestant.

Ce n’est pas la couleur de l’encre qui faisait son aigreur, c’était le fluide de ses maux qui colorait sa dictée, venue du fond de sa pensée, d’une puissance bouleversante.

Il avait au profond de lui, l’âme boutonneuse, une sorte d’acné de la rancœur prégnante.

En vieillissant, il était devenu cette petite plume vociférante, plaie suintante qui glissait sur le cœur du papier en génuflexion de la pensée, l’aridité de sa créativité…

La beauté des mots ne se mesure pas aux poids de leur docilité, la volupté des mots ne s’entend point sans l’universalité de la liberté…

 

le 6 mai 2013 !

Une tiote nouvelle

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 15 min

Dans mon livre : Allo la Bougresse quelles nouvelles ?

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Bon un peu de gaieté ne serait pas un luxe alors une petite nouvelle agréable ?

 

UN OURS MAL LÉCHÉ

 

Allo quoi, t’es un mec et t’as pas de mousse à raser ? Nan mais quoi, t’es un mec et t’as pas de poils ?

Laissez moi vous narrer la triste histoire de notre pauvre Adam en larmes devant son lavabo quand sa douce sa vie son amour sa moitié l’eut largué pour un poil de trop. Cette épique histoire qui pique mon cœur, je vais vous la conter par pure solidarité de poileuse invétérée !

C’est quoi cette mafia, comment, toi, Adam, le descendant du mec qui sut se faire entendre de la bite de Dieu, beau comme l’as de pique, gaulé comme Rocco et tous ses frères, du cheval dans la culotte, qui sut se faire tartiner sa confiture sur ses tranches du pain, cuit, par sa soumise pendant des siècles et des siècles, mains dans la farine, le reste génuflexé dans sa condition… Comment toi, fils et petits fils du Roi phallus as-tu pu te faire kärchériser le derrière et les couilles avec ?

Notre doux Adam, amant aux poils brillants lustrait sa belle barbe du soir au matin, du matin au soir, dans un mouvement si anodin que sa dulcinée piqua sa crise et sous un coup de folie lui demanda de choisir entre elle et elle. 

Elle lui conta sa répugnance pour tous ces poils, qui lui poussaient de partout : dos, torse, aisselles et couilles comprises. Bien qu’elle l’aimait assurait-elle, elle ne supportait plus les poils de son obélisque. Çà hérissait sa promptitude à la léchouille, de se retrouver chaque fois avec des poils dans la gorge et elle finit par avouer qu’elle ne voulait plus mettre le nez dans ses affaires, des plus douteuses, surtout depuis qu’elle crut apercevoir quelques morpions danser lors de sa derrière introspection. Adam pourtant fidèle des plus fidèles ! L’accusation fut pointée, la lutte fut engagée !

Elle en avait parlé à ses copines, qui lui conseillèrent de ne plus accepter que son amoureux resta un primate poilu sous son costume de cadre supérieur…

Tout était dit, l’heure de l’homme aseptisé avait sonné, après les fromages sans goût de derrière, après les couches et l’aspirateur à portée de doigts depuis que ces odieuses 35 heures cherchèrent à couper le poil que les hommes ont dans la main pour tout ce qui touche l’intendance, voilà que sonnait le glas du poil de l’obélisque historique… Comment se battre contre ce crime de lèche-majesté quand dans la balance de votre félicité, votre moitié fait peser la menace d’une grève vénale générale !

Comment se battre contre une armada de pétroleuses, les bobos de la télé et de la presse conventionnée vantant tant le Ken dépoilé, prêtes à vous sauter dessus, non pour vos charmes éternels, mais pour vous couper les poils jusque sous l’pied !

Ô rage, au désespéré Adam qui expliqua avec un humour décoiffant, échappant un tantinet à sa compagne, que chacun devait vivre selon ses désirs, à poil, aux poils, sans honte et sans reproche, qu’il fallait arrêter de couper les poils en quatre, qu’il fallait les laisser vivre… ne fut hélas point entendu.

L’ultimatum était lancé, Adam reçut la balle de plein fouet qui se perdit dans la jungle de sa fourrure…

Il fallu choisir entre poils et fellation, cette tragédie cornélienne l’épuisa, il abdiqua et se laissa choir sous les coups de la tondeuse violeuse.

Trois mois plus tard, Adam presque vierge de tout poil, dont la révolte grondait sans cesse en repoussant à une folle vitesse, pleurait, il avait tout perdu, tristesse.

Il fut largué pour un jeune sans toison, et sans remords, dont la Porsche roulait si vite que son amoureuse sous l’emprise de quelques taloches, se retrouva sur quelques trottoirs plus loin, à cracher les poils qu’elle avalait à chaque ingurgitation… Ah la bonne pécheresse !

Moralité vaut mieux lécher un ours qu’un imberbe sexiste !

Adam retrouva sa barbe et se promit de rester fidèle à sa naturelle constitution, liberté, égalité, poils au menton, et toujours sans morpion !

2 mai 2021

Partir à la découverte

Classé dans : Information — eructeuse @ 7 h 52 min

Je n’ai point mis tous mes dessins dans mon lien : « Quelques échantillons de mes créations » dans mon blog  » Victoryne Moqkeuz mon anagramme » mais vous pourrez les découvrir quand je publierai mes romans ce dont je ne manquerai pas de vous informer ! D’ici là, bonne journée et portez vous bien !

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