Mes romans Caroline Bordczyk

11 juin 2021

A table

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 55 min

VTB NOUVELLES

Table

 

De la même auteure 4

Bonjour 7

L’auteure  8

Âne La Bougresse 10

«A l’eau pourquoi tu tousses» 16

Lettre à un imbécile heureux 20

Pétaradante au réveil 26

 

Mes nouvelles

 

Année 2010 :

Délocalisation : le meurtre social. 28

Fiction absentéiste 34

Ma Chouxtaucrassie. 37

Qui vole un œuf, vole un bœuf ? .40

Solitaire, il se terre 42

Le manteau de nos solitudes nous broie l’âme et le dos 45

La gamelle gelée 46

L’ivresse des mots 48

 

Année 2011

Il souffle le vent 52

Le savant et l’enfant 55

 

Année 2012

L’œil voit plus loin que le regard 56

Si con ah bon ? 57

L’avenir en arrière 58

L’amour se conjugue à tous les temps de la vie 59

L’âge de la sagesse 60

 

Année 2013

Elle, la bougresse 62

Janvier

Canal historique 63

Passeport santé 65

L’accord sensuel des corps emmêlés 68

Février

Au nom du ciel et de la terre .69

Indifférence 72

Multiplication des pains 75

Fait d’hiver 77

Mars

La nuit est un amant maudit 81

Nuit de folie 82

Avril

La plume est à la poésie ce que le sexe est à l’amour 83

Miroir mon beau miroir 85

Je m’écoule de partout 88

L’engorgement 89

Outrance et ruminance 90

Ah respirer le cul des élites 92

Mai

Le passeur d’étincelles 94

Il glissa sa plume 97

Le laïcard 98

Juin

L’envie 100

La famille tranquille 101

La femme au caddy 102

Le locataire du sixième 103

Plus fort que la matraque 105

Juillet

La liberté ne s’habille pas de haine 106

Allo docteur 108

Le lion blond 112

Le ciel de la terre 114

Août

Sens unique 116

Septembre

Le petit pois 117

Bouffonnerie tu ris hi hi 120

Le dé à coudre 121

Fille 125

Octobre

Les voies de la passion 130

Y a bon 132

Ô rage, je suis en effroi 135

Novembre

La nature du cœur 137

Anticonne 140

Les perles du libertinage 144

L’apolitisme 146

Diversité 148

L’idiote du village 151

Décembre

La crise du soi 153

Noël pointe son nez 155

Pour qui sonne le glas 157

Que pèse la liberté 159

Un jour 161

Riez pô, Noël approche 164

Le chemin de croix 166

Un ours mal léché 170

Allô coco quelles nouvelles 173

Douce France cher pays de mon enfance 175

Année 2014

Janvier 177

Dernier acte 178

La famille Acran 179

Au revoir 182

 

 

 

L’apolitique

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 17 min

L’apolitisme est un métier 

 L’apolitique  aime son métier

il rabote les idées

il radote des heures

il assaisonne sa polémique

il touille ses pistes et ses pics

pour ses salades apolitiques.

Du haut de sa foi, il donne ses leçons de loi, sans parti pris, défendant bête et ongles la divine neutralité d’une conscience bien portante, forte de sa majorité silencieuse!

l’apolitisme c’est son choix appris très tôt sur le dos de son antipathique indifférence.

L’apolitisme est à la citoyenneté ce que la virginité est à l’honneur…

Une erreur de valeur.

Texte écrit le 16 novembre 2013

LE CIEL DE LA TERRE

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 09 min

Le ciel de la Terre

Ce matin comme tous les matins que Dieu fait, il enfila son manteau de laine, posa son cabas sur la table, compta ses sous de pauvre hère et sans mot dire – il en avait même fini avec ses grognements – fila piocher quelques pièces dans un pot de porcelaine… Il sortit ses mitaines de son manteau de laine et partit faire ses courses comme quand on part livrer un combat contre un ennemi qu’on ne connait pas qui ne vous donne pas son nom, ne vous salue pas, mais qui a pour mission de vous tuer à petit feu et qu’on surnomme à la télévision, quelle vision : austérité !

Va te battre contre un tel ennemi qui se cache sous les prix ? Te voilà pris aux pièges de l’économie, toi qui toute ta vie a jonglé avec le « Je ne vis pas au dessus de mes moyens » quand le bout de ta vie te fatigue, quand ta carcasse te rit à la face, quand la famille te dit « c’est la vie ».

Ah la famille qui rêve de tes sous qu’elle croit sous ton matelas en te laissant tous les ans, seul le soir de la nouvelle année, mais envoie les jours suivant, la descendance pour toucher quelques billets qu’elle estime mériter de droit…

Ce matin comme tous les matins que Dieu fait, il posa son cabas sur la table et sortit ses quelques achats en geste lents d’un homme patient.

Ce matin comme tous les matins que Dieu fait, il appela sa belle, qui couina son appétit contre ses jambes titubantes, sourit à ses caresses. « Sabinette, viens manger ma filoutte » Il mit le mou dans son assiette et s’assit pour la contempler.

« Hein c’est bon ma belle, ce cher Kamel me le garde chaque matin pour toi ma douce, en voilà un qui t’aime aussi ! »…

Il finit de ranger ses maigres provisions et sortit un tract froissé pour le mettre à la poubelle. « C’est pas parce que je suis vieux que je suis con, je ne comprends peut-être pas tout à l’économie mais ce que je sais, c’est que la fraternité ne pousse pas dans un champ de haine…et si à chaque jour s’empile ma peine, je suis pas plus idiot qu’hier ! »

Ce matin comme tous les matins que Dieu fait, il mit ses mitaines dans son manteau de laine qu’il rangea sur le porte manteau du salon, prit ses lunettes dans le boitier posé sur le buffet et suivi de sa chatte, alla lire son journal sur la petite table installée devant la fenêtre, ouverte sur le seul monde qui lui appartient, le ciel de la terre !

 

Texte écrit en juillet 2013

LE PETIT POIS

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 05 min

Texte écrit en septembre 2013

Dans le monde merveilleux d’Utopie, le grand hôpital de la vie, rue de la confrérie, la mort ne dîne ni ne dort dans ses boyaux, car ici, dame maladie y est bannie.

Telle pourrait être aussi l’autre devise du village commercial à son entrée qui vente les dernières découvertes laborantines sur son écran géant : « Cher client, à chaque contrariété, la pilule est adaptée, souriez, l’avenir est à porté de chaque bourse… Ici aussi, la discrimination sociale est vaincue, point de souci »

« A coups d’écus, ajoute Sophie, arpentant depuis belle lurette, les couloirs de la Fratrie, belle appellation, sourit-elle, en ajoutant, nous sommes tous égaux dans la courtoisie… ».

Sophie c’était la folle, celle qui vivait avec sa fiole, celle qui passait riait, par ci par là, celle qui n’avait rien, juste de la souffrance… « Bah quelques caillots de sang, quelques douleurs dans le calbot, quelques repères sans père ni mère, quelques pertes de vocabulaire, le langage ce n’est pas une affaire, ne fait pas de moi une malade, ô pardon, une cliente à part entière, juste imaginaire » se moqua-t-elle… Puis elle tomba de son vélo, non imaginaire celui-là, se cassa le pied et le menton, le nez et les rayons de son illumination quand il lui annoncèrent une sale affaire qui lui débordait les sinus pour lui envahir cervelle et fierté rebelle qu’ils voulurent lui arracher d’elle. Mais elle se cabra, revendiqua sa présence et fixa la sienne de déchéance, face aux six mois de la leur, et partit porter plainte contre celle qu’on lui fit, de refuser sa lobotomisation…en haut lieux, ne pensant pas un seul instant qu’on entende mieux en hauteur, les douleurs des petits d’un monde toujours bas…Le greffier nota : plainte contre la connerie… en osant les épaules…

Depuis sept ans, Sophie cultivait, patiente, auprès de sa maladie qu’elle savait présente, un petit pois qu’elle bichonnait jour après jour, on ne vit bien qu’accompagnée… Puis vint le jour de sa convocation, son ô raison funèbre…

Elle mit sous sa cape de velours bleu, une longue robe couleur de ses yeux ciel puis ses souliers vermeils, sortie sa brouette repeinte en vert bouteille et descendit le chemin vers le palais de sa juste cause… Elle refusa de quitter sa brouette et se présenta ainsi, partiale, au juge qui n’entendait mot de la plainte de cette malade…avec son gros petit pois qui symbolisait dit-elle, la taille symbolique de sa tumeur, mais aussi la taille de la connerie humaine dans le cerveau de quelques mandarins, de vrais sceptiques mais pas question fric.

Pauvre pauvre petite bonne femme qui voulait juste montrer le poids de la connerie d’un système qui voit dans la chaire, une clientèle…

« Mon petit pois à la grosseur de ma folie et de votre connerie et si je suis une cliente, le mandarin est un commerçant,et ce n’est pas ainsi que je l’entends, ma maladie m’appartient, je repars avec, vous l’avez niée si longtemps, me désignant la folle, alors que je vous la disais si présente, et vous voudriez aujourd’hui que je vous la livre sans mot dire ? Je vous laisse à vos charcuteries, j’ai une vie à finir et certainement pas aux creux de vos bistouris, j’ai encore des rires à vivre… »

Elle fut condamna pour injure et parjure mais put finir ses quelques mois de vie comme elle avait choisi. Elle était heureuse d’avoir fait ce qu’elle estimait impérial à savoir, aller au bout de ce qu’elle pensait, dire ce que son cœur encore libre de tumeur, mais plein de cette bonne humeur qui ne la rendait si différente, que son petit pois avait le poids de ses convictions… et qu’elle partirait avec raison.

27 mai 2021

VOYAGE VOYAGE

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Information — eructeuse @ 8 h 02 min

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Ce n’est pas le tout d’inviter il faut aussi se faire joignable ! Donc vous pouvez commander mes livres à caroline.bordczyk@outloouk.fr, en attendant que je mette le bouton PayPal dans mes articles ! Oui, oui cela va venir !

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Sur mon bateau oh oh oh ! Il n’est point encore interdit de rêver !

Olé et au large !

10 mai 2021

MAI 2010

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 35 min

En mai fais ce qu’il te plaît !

 

Assurément !

 

Fiction absentéiste

 

L’ère de rien

 

Insidieusement, le pouvoir tissa sa toile. Chaque strate des institutions était emprisonnée dans ses lois sécuritaires, il n’opérait pas sournoisement, les élites et la presse amie n’étaient pas sans savoir le meurtre de la démocratie mais pour dormir tranquille, la bourgeoisie possédante et ses commis politiques avaient besoin de lui. Alors le pouvoir alla au bout de sa doctrine.

Les soldats de sa police privée rentraient dans des fichiers assermentés à leur disposition – à savoir tous les fichiers des ex services publics- et envoyaient sur le terrain ses plus zélés défenseurs de la patrie, chasser le parent laxiste et l’enfant absentéiste, porteurs disait-on des gènes de la délinquance…plus tôt on traitait la chose plus tôt on enrayait la faute.

Vers cinq heures du matin, Jeannette finissait lentement son café, puis elle filerait faire le ménage dans les bureaux de la plus grosse banque de la ville voisine, c’est tout ce qu’elle avait trouvé, enfin trouvé, façon de parler, il fallait bien prendre ce qu’on leur donnait après six mois de chômage; alors ses beaux diplômes de comptable, elle les rangea dans le tiroir de la table de la cuisine, et puis il fallut déménager et vendre le mobilier…

Oh elle ne pleurait pas pour elle, mais pour son Johnny fâché avec l’école depuis son plus jeune âge, il voulait être mécanicien mais on lui avait dit qu’il n’y avait plus de place, que c’était une voie bouchée, et bien que que l’école ne fut plus obligatoire jusqu’à quatorze ans, il la séchait pour trouver un patron.

Elle se moucha fortement et sursauta au bruit de l’explosion de sa porte d’entrée et sans avoir le temps de se lever, elle se trouva menottée.

« Ton rejeton ne va plus à l’école depuis trois mois, hurla le plus gradé de ces cagoulés et bien que tu ne touches pas de fric pour ton unique lardon, tu ne fais pas ton métier de parents, on t’embarque, tu passes en comparution immédiate, Racaille ! ».

C’est ainsi que Johnny devint orphelin car sa mère diabétique n’eut pas le loisir d’expliciter son cas et de prendre une seule de ses affaires avec sa trousse médicale ! On la retrouva recroquevillée après ces vingt-quatre heures de garde à vue…

On retrouva Johnny pendu dans sa cellule où il endurait une peine de prison pour avoir manifesté bruyamment dans la cage d’escalier d’un immeuble rénové…

Après le nettoyage ethnique, le nettoyage social se portait bien dans ce doux pays dont la sécurité sécuritaire faisait fureur !

Dans mon livre :

VTB NOUVELLES

 

9 mai 2021

SONDER

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 6 h 48 min

ventiler ses délits

ouvrir grande sa bouche des goûts

vider sa benne à  l’oreille  des médiachiasses complices

juntes dans le purin

fruit de leur passion

la collaboration

se complaire dans les bas-fonds

puis descendre plus profond

atteindre  la couche du con

draguer sous la masse des perditions

remuer putréfaction

manipuler sédition

touiller les addictions

puis récolter le sondage des nausées

venter venter faux septiques et vrais galeux politiques

l’odeur de vos allégations allocutions  négations collées en des mains faussement patriotiques

 vanter vanter votre pollution marinageuse loin loin loin de mon nez outragé…

Écrit le 20 mai 2014

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4 mai 2021

TOC TOC TOC C’EST QUI ?

Classé dans : Ecrits divers et diffus,Information — eructeuse @ 5 h 43 min

Qui est donc Caroline Bordczyk ?

Elle a bien voulu nous répondre :

Au royaume des hommes, je suis écrivain, un Cahors alors !

Au soleil de mon égo, je suis écrichieuse assure assurément même Irrévéren…chieuse… C’est grave docteur ?

Au lavoir de ma grand-mère et toutes les femmes de ma famille, je suis écrilaveuse de linge sale, je suis le torchon qui s’use parce que j’en use…

Au fronton de ma libération, je suis écripieuse, sans relâche je passe ma vie comme une religieuse à la défense de la cause des femmes, vous savez les chieuses…

Au palais des mirages, je suis écririeuse car, ha ha ha, je ris de me voir si folle en votre miroir…

Dans ma campagne marnaise, entourée de champs de blé, de coteaux aux jolies grappes d’un raisin ensoleillé, enfant, j’ai joué sous le lavoir des femmes d’antan, nos belles femmes travailleuses sans illusion, j’ai gambadé avec mes amies aux sons de nos imaginations, j’ai couru parcouru nos belles forêts domaniales, gazelle tournoyante toujours par monts et vallons, frissonnant avec le vent, amoureuse des couleurs de chaque automne, je me suis nourrie de mes mères la terre et de Michèle ma fière maman, heureuse d’être fille, leur sang coule en mon cœur, je suis écriveine !

Maintenant la dame est en Aquitaine, c’est aussi beau ici que là-bas, en veux-tu, en voilà des nouvelles !

 

Mais qui est Âne La Bougresse ?

 

Et voici le premier pamphlet signé Âne La Bougresse :

Pamphlet écrit après la manifestation des profs du 21 janvier 2007 à Paris, Âne La Bougresse était née.

 

Âne
C’est l’histoire d’Âne

Oyez !

Actez : Touchée, coulée… A voir…

De mémoire de mammouth, elle n’avait jamais vu cela.

Depuis trente ans, bientôt, qu’elle est instit (dites prof des écoles à l’ancienneté, pas le salaire, faut pas exagérer) fallait oser !

« – Mais quoi ? Et qui ? demande Idiotaime aux mains vides.

- Mais le misinistre ! rétorque Âne.

- Mais quoi ?

Ah ! Vous ne savez pas ?

Écoutez sœurs, frères lecteurs, la complainte d’Âne la rançonnée :

Institutrice depuis 1978, Âne n’a pas ménagé sa peine au service des familles, des élèves, de son métier comme tout à chacun : ses camarades collègues.

Que d’heures passées à monter bibliothèques, expositions, projets hors temps scolaire, à l’époque déjà où ceux-ci n’étaient même pas obligatoires…

Le bonheur n’attend pas le nombre des années. Loin des 35 heures, mais près du coeur ! Sourire !

Mais elle fut mal récompensée ; l’État lui vola d’abord sa retraite; pénalisée tu seras, si ta retraite à 55 ans prendras !

Décotée, plombée la maîtresse ! Travaille et tais-toi !

Les temps changent, il est vrai :

qu’espérer d’un gouvernement plus au service du Medef que de ses con-si-si!toyens.

Actez: Touchée ?

Han quête… Âne ne vois-tu rien venir, tu rêves ?

La voilà de nouveau récompensée, diguedondaine ! Son salaire est amputé de 91euros 91 ce mois de janvier 2007 pour citons «tot absence non rémunérée retenue enquête 19» Couac ! Quoua ? Quoi ! Une enquête non rendue, payée 91 euros 91 ?

Mais comme c’est bizarre ! Âne perçoit une indemnité de 4 euros par jour pour la charge (sic) administrative, appelée, citons : « ind suj spéciales charges » Alors dites, elle va toucher 91 euros 91 si elle la rend ?

« Dans tes rêves ma chérie ! » pouffe Idiotaime.

La sanction est tombée : plus d’ une journée de salaire tu perdras même si dans ta classe, tu travaillas ! Emmêlage de grammaire de colle et de maths …

« Au secours » gémit Âne, je ne sais plus compter.

A qui la faute, De Romal ? Je ne sais plus conjugaison penser.

Dites-moi, puisque les temps changent et que dans ma douce France, la délation va à tout vent …

Actez : Coulée ?

- Arrêtez vos grèves intempestives et vos mesquines jérémiades … vocifère De Romal. 

- Mesquines jérémiades ? Et mes dix sept réunions hors temps scolaire depuis le début de l’année.. Allez, vous me les payez !

Les inscriptions en juillet, en août, la préparation de la rentrée dès le 20 août… Allez, vous me les payez !

Toutes mes années sans décharge (sept crénon de Diou)… Allez, vous allez me les payer !

Mes rencontres hors temps scolaire avec les partenaires non éducation nationale pour améliorer le suivi des enfants en difficulté… Allez, vous allez me les payer !

Toutes les rencontres avec les parents hors temps scolaire… Allez, vous allez me les payer !

Toutes les heures de préparation (hors préparation de cours) pour les sorties : voyages scolaires, journées exceptionnelles, départ 8 heures, retour 20 heures avec encadrement du midi, les kermesses, les classes vertes (tarif de nuit chiche !)…

Allez, vous me les payez !

Mesquineries !

Oui osez payer ce travail

Oui soyez généreux comme vous êtes répressif !

Oui payez les instits comme des profs des écoles !

Oui ayez de l’audace là aussi !

Oui osez payer par un salaire de direction,

vos sujets Mister «De»

et non par cette indemnité représentative de ?

Deeeeeeee ?

De leur exploitation : 4 euros par jour !

Oui il faut avoir du culot pour sanctionner une enquête administrative non rendue par une retenue de plus d’une journée de salaire d’instit !

Eh oui, Âne était bien dans sa classe à enseigner …

Oui, allez, monsieur De Romal de l’audace !

DIANDRE !

Actez : C’est tout vu !

Âne reçoit donc de plein fouet ce merci.

Âne voit la valeur de son mérite du bas de sa France.

Alors par cette mesquine missive, Âne vous fait dire Monsieur le braqueur de salaire, qu’elle actera encore, en citoyenne, résistante et révolutionnaire et que son rêve serait que tous les directeurs, directrices, démissionnent en masse de leur fonction pour vous botter votre derrière d’audacieux !

Ainsi s’achève la complainte de la bougresse Âne, en mal d’une vraie, loyale, sereine, joviale, agréable, somptueuse, glorieuse Education Nationale Première aux programmes des gouvernementeux !

  Ainsi soit-elle

une Sans Culotte

Âne La Bougresse

Encore un écrit sur la route de mon militantisme, plume aux poings… souvenir de nos combats de tous les jours…

Pamphlet écrit en mai 2007 qu’on peut aussi trouver dans la rubrique courrier des lecteurs du journal POLITIS

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La photographie est tirée de la revue nationale « Fenêtre sur cour » de la FSU

Oui oui c’est moi !

Mai 2013

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 29 min

MAI

 

LE PASSEUR D’ETINCELLES

 

Dans sa prison d’amertume, le petit passeur d’étincelles, comme il aimait se nommer, avait posé sa pelle contre le mur de la cellule. Il s’assit du bout des fesses sur sa chaise métallique, ce qui le glaça de plus belle. Unique et brillante dans l’antre de la pièce, elle trônait royale au centre du vide de sa chambre. Le lit avait disparu, il était donc l’heure de faire sa valise.

Un nuage de sanglots chatouilla ses paupières, il serra les dents, mais l’émotion éclot en un long et silencieux fleuve, le long de son visage drapé de majestueux sillons labourés par un âge perdu dans le temps d’une vie au service du règne de l’accoutumance.

Voilà il avait déposé sa dernière pelletée, enrobée de poussière d’étoiles comme il aimait à se la raconter, qu’il ramassait depuis tant de lustres qu’il en avait oublié l’âge de son âge…

Dans sa poche de pantalon, il toucha, caressa un vieil écusson qui lui rappelait qu’un jour il était allé à l’école.

Une sirène retentit dans le bâtiment, une voix s’éleva « Objet interdit objet interdit, numéro 36772, veuillez déposer cet objet dans la fosse à rejet ». Mais le passeur n’écoutait pas, il essuya ses larmes avec son écusson, une odeur le renvoya à côté de sa maman l’encourageant à finir son devoir, sa main sur son bras, douce, chaude, aimante.

Il monta du fond de lui, une éruption de souvenirs. Il sentit la bonne odeur de cuisine qui remplissait la salle de vie de toute la famille. Il vit Lisette jouer avec le chat, Cécile filer la laine, mamie Rosa ramener du charbon et sa maman goûter le sauté de mouton…

Il ne se vit pas glisser sur le sol, ne vit pas les gardes l’emmener pour sa cellule de retraite, jouxtant les cellules des extraillants.

Il continua son voyage avec sa maman. Ils eurent beau le secouer, le surmener, le menacer, le petit passeur était resté dans son passé qu’on n’avait pas pu lui voler.

« Encore un qui est fini, nettoyez-moi cette pièce », hurla le surveillant …

Ils ne le conduisirent pas vers sa retraite, mais vers un traitement qu’on réserve habituellement au chien écrasé…sans prendre le temps de lui ôter toute la poussière de charbon qui le couvrait de la tête aux poumons qui obstruait tant sa respiration.

Jeté comme un carton usagé dans la grande cheminée, objet qu’ils croyaient déshumanisé, pour mieux exploiter en toute tranquillité les dernières ressources naturelles de la planète… mais les exploitants, les exploiteurs n’avaient jamais pu éteindre l’étincelle d’amour en son cœur, demeurée.

 Le 5, veille du 6 !

Toujours dans :

VTB NOUVELLES

 

Ecrit en mai 2013

Classé dans : Ecrits divers et diffus — eructeuse @ 5 h 21 min

 Installé dans mon livre :

VTB NOUVELLES

Il glissa sa plume dans l’encre de son dimanche

 

Comme d’autres leur matraque dans le crâne d’un manifestant.

Ce n’est pas la couleur de l’encre qui faisait son aigreur, c’était le fluide de ses maux qui colorait sa dictée, venue du fond de sa pensée, d’une puissance bouleversante.

Il avait au profond de lui, l’âme boutonneuse, une sorte d’acné de la rancœur prégnante.

En vieillissant, il était devenu cette petite plume vociférante, plaie suintante qui glissait sur le cœur du papier en génuflexion de la pensée, l’aridité de sa créativité…

La beauté des mots ne se mesure pas aux poids de leur docilité, la volupté des mots ne s’entend point sans l’universalité de la liberté…

 

le 6 mai 2013 !

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